TOMATES

I-GENERALITES

1-1 Origine  et botanique

La tomate  est originaire d’Amérique du Sud, région qui correspond aujourd’hui au Pérou, à l’Equateur et à la Colombie. Elle a sans doute d’abord été cultivée au Pérou (on l’appelait autrefois « Pomme du Pérou »), puis au Mexique où les indigènes lui donnèrent le nom de « tomalt » ou « tomalti », dérivé d’un mot aztèque « zitomate ».

La tomate a été découverte et ramenée en Europe, par les conquistadores Espagnols et cultivée   au sud de l’Espagne. Elle a rapidement gagné, au gré des échanges commerciaux, le Portugal, l’Italie,   la France, etc.…

C’est une plante herbacée,  vivace sous les climats chauds, mais généralement cultivée comme plante annuelle sur l’ensemble du territoire, toute l’année. Les meilleurs rendements s’obtiennent cependant en saison sèche (production de contre saison). C’est un légume-fruit. Son port est dressé en début de croissance, puis devient retombant ou semi-retombant au fil de la croissance et de la ramification de ses tiges, nécessitant la présence d’un tuteur pour se maintenir.

 

1-2 Variétés :

Il existe plusieurs milliers de variétés cultivées de tomates (Solanum lycopersicum). La sélection faite par les hommes a privilégié les plantes à gros fruits. On distingue cependant plusieurs catégories de tomates, selon le mode de croissance de la plante – indéterminé ou déterminé – et surtout selon le type de fruit ; Variétés de tomate de bouche : Heinz 1370, Caraïbe, Marmande, Cobra, etc… Ce sont des variétés caractérisées généralement par une forme ronde, contenant beaucoup de jus et très périssables ; Variétés de tomates industrielles : Petomech, Roma, M 82, UC-82 A. Elles sont de forme ovale, beaucoup plus charnues, très fermes et se conservent plus longtemps.

1-3 Utilisation de la tomate

La tomate est le premier fruit produit dans le monde et le deuxième légume le plus consommé, juste derrière la pomme de terre.

Elle tient en effet  une place importante dans l’alimentation humaine. Elle se consomme soit crue, en salade, souvent en mélange avec d’autres ingrédients, ou en jus, soit cuite dans d’innombrables préparations culinaires. A partir de produits frais, elle est transformée industriellement en conserve ou surgelée, sous forme de purée, de concentré, de condiment, de sauces et de plats préparés

Chaque tomate a son utilisation. Plus les tomates sont petites, plus elles se prêtent au grignotage (tomate cerise ou une petite tomate ronde).
Les tomates plus grosses sont apprêtées crues en salade mais aussi cuites : poêlées ou farcies.

La tomate joue un rôle bénéfique dans notre alimentation.  En effet, sans aucun apport énergétique superflu,  elle fournit des quantités appréciables de vitamines. Ses minéraux sont abondants et contribuent au bon équilibre acido-basique de l’organisme.

1-4 Couleurs des tomates

Il existe des tomates de couleur rouge, orange, jaune, verte, noire et blanche. Leur forme est également variée.

Il est nécessaire de toucher les tomates vertes evergreen pour déterminer leur degré de maturité

La tomate jaune Limmony possède une touche acidulée qui fait penser au citron.

La noire de Crimée offre une chair à la couleur pourpre foncé

La tomate blanche de Picardie est aussi appelée « douce de Picardie », en référence à sa saveur.

 

1-5 Valeur nutritive de la tomate

 

Le principal atout nutritionnel  de la tomate est sa richesse particulière en vitamine C et lycopène, substances anti oxydantes dont les effets protecteurs sur la santé ont largement été démontrés. Riche en eau (environ 95 %), la tomate ne dépasse guère 15 calories aux 100 grammes. L’essentiel de son apport énergétique est assuré par ses glucides (fructose et glucose). Les protéines et les lipides ne sont présents qu’en toute petite quantité. En plus de constituer une bonne source de vitamine C, elle renferme des  vitamines du groupe B, notamment B3, B5 et B9 (acide folique).Elle contient également des caroténoïdes : des carotènes, précurseurs de la vitamine A (qui se transforment en vitamine A dans l’organisme). La tomate renferme en outre de nombreux minéraux : beaucoup de potassium, du phosphore et du magnésium ; ainsi que des oligo-éléments : fer, zinc, cobalt, nickel,  fluor, bore…
Concentrées dans sa peau et ses graines, ses fibres sont composées de celluloses, d’hémicelluloses, et d’un peu de pectines.

 

 

.

II MISE EN CULTURE
  • Cycle
  • Pépinière                           : 21 à 30 jours
  • Repiquage-début récolte : 65 jours
  • Début récolte-fin récolte : 30 jours

 

Total cycle                       : 116 à 125 jours

2-1 PEPINIERE

La tomate fait partie des cultures qui nécessitent obligatoirement une pépinière. C’est une étape primordiale, car elle détermine en grande partie le succès de la future plantation.

2.1-1. Choix du terrain 

La pépinière doit être située :

  • à proximité d’un point d’eau permanent (marigot, rivière, puits, barrage, etc.) et du champ
  • sur un sol humifère, bien aéré et léger
  • un terrain dégagé.

 

  1. 1-2. Préparation du sol

Elle consiste à :

  • nettoyer l’emplacement de la future pépinière
  • labourer le terrain 20 à 35 cm de profondeur
  • émietter et planer le sol.

 

  1. .1 3. Confection des planches

Faire le piquetage et la matérialisation des planches selon les dimensions suivantes :

  • Hauteur : 10 à 20 cm
  • Largeur : 1 m 0 1,20 m
  • Longueur : variable
  • Ecartement entre les planches : 50 cm
  • Superficie nécessaire pour 1 ha : 125 m²

N.B : Disposer les planches perpendiculairement au sens de la pente.  

2..1-4. Désinfection de la planche

 

Pour lutter contre les nématodes, champignons et insectes du sol, traiter le sol :

  • Traitement chimique : épandre et incorporer à la surface de la planche,

 

  • Furadan 5 G : 10 g/m² et Manèbe 80   : 10 g/m²

ou

  • Ruby 5 G : 10 g/m² et Manèbe 80: 10 g/m²

 

  • Traitement à l’eau bouillante : traiter à l’eau bouillante à raison de 10 l/m2 (couvrir pendant 4 heures) à l’aide d’un matériau étanche)

 

2.1-5. Fumure de fond

 

C’est le premier apport d’engrais qui se fait au cours de la préparation du sol pour augmenter sa fertilité.

Epandre et incorporer à la surface de la planche : NPK 10-18-18 : 10 g/m² 3 à 7 jours avant le semis ou appliquer 2 à 3 kg par m² du fumier bien décomposé.

 

2.1-6. Semis

C’est la mise en terre des graines dans un sol spécialement préparé en vue de faciliter leur germination.

  • prévoir 300 à 400 g de semence pour une surface de 125 m² de pépinière (environ 3 g/m²) en vue de réaliser un hectare de plantation.
  • tracer des lignes de semis ou sillons espacés de 7 à 10 cm dans le sens de la largeur
  • profondeur de semis : 1 à 2 cm
  • disposer les graines dans les sillons en lignes discontinues sans les superposer
  • refermer les sillons en tassant légèrement la surface de la planche
  • faire un paillage à 5 cm au-dessus de la planche
  • arroser la planche paillée immédiatement à raison de 10 l d’eau par m².

 

2.1-7. Entretiens de la pépinière

2.1-7.1. Arrosage 

Arroser matin et soir à raison de 10 l/m² et par jour.

N.B :

  • Après une pluie de 6 mm, suspendre l’arrosage de la journée. Vérifier toujours l’état d’humidité du sol avant d’entreprendre tout arrosage.
  • Eviter d’arroser les planches sans la pomme de l’arrosoir.

 

2.1-7.2.  Construction de l’ombrière

 

Dès la levée des graines, enlever la paille et construire une ombrière de 50 à 60 cm au-dessus de la planche.

Elle permet de protéger les jeunes plants contre la chute violente des eaux de pluies, d’arrosage et la forte insolation.

Diminuer progressivement l’ombrage et le retirer totalement à 2 semaines du repiquage.

 

2.1-7.3. Démariage

 

Cette opération a pour but de conserver les meilleurs plants, de repiquer dans les espaces vides les plants vigoureux en surnombre afin de respecter la densité (200 plants/m2).

Il intervient 15 à 20 Jours après le semis (au stade de 2 paires de feuilles vraies).

Il faut toujours arroser les plants avant et après le démariage.

2.1-7.4. Fumure de couverture

C’est la fumure apportée à la plante au cours de son cycle végétatif. Elle permet de compenser les déficits en éléments fertilisants du sol

  • Dix jours après démariage, si les plants sont frêles, épandre de l’Urée (5 g/m² entre les lignes de semis) et arroser (10 litres d’eau par m²)

2.1-7.5. Traitement phytosanitaire

C’est un moyen de lutte préventif ou curatif contre les maladies et ennemis. Il débute une semaine après la levée des graines, à une fréquence de 1 traitement par semaine. Il faut utiliser un fongicide à base de Manèbe (Manèbe 80, Ivory 80) et un insecticide à base de diméthoate (Systoate 40 EC) ou cypermétrine (Cypercal 50 EC).

 

2.1-7.6  Désherbage ou sarclage

C’est l’opération qui consiste à éliminer les mauvaises herbes qui entrent en concurrence avec la plante cultivée dans l’absorption de l’eau et des éléments fertilisants. Il se fait à la demande.

 

III - PLANTATION

C’est la conduite de la culture en plein champ.

3.1. Choix du terrain

 

Les critères à prendre en compte dans le choix du terrain sont :

  • La proximité d’un point d’eau permanent (marigot, lac, puits…),
  • Un sol argilo-sableux, meuble, profond (25 à 30 cm) et drainable,
  • Une pente faible (< 2 %).

 

3.2. Défrichement

Il consiste à dégager le sol de toute sa couverture végétale en vue de sa mise en culture.

 

Il est fonction du type de végétation :

  • Pour les jachères : faire un nettoyage puis un débardage,
  • Pour la forêt : faire un abattage, un andainage, un dessouchement et un débardage.

 

A la fin de l’opération, le terrain doit être totalement dégagé.

 

 

3.3. Préparation du sol

 

Préparer un sol, c’est le rendre apte à recevoir les plants issus de la pépinière.

Les différentes opérations à effectuer sont :

  • Le labour (30 – 35 cm) de profondeur) en vue d’ameublir le sol,
  • L’émiettement des mottes de terre (manuellement ou au pulvériseur) pour faciliter le billonnage ou la plantation à plat,
  • Le planage (ou nivellement) pour obtenir une surface plane et éviter ainsi les stagnations d’eau,
  • Epandage de la fumure de fond (voir le tableau de la fertilisation).

A la fin de ces opérations, on obtient un sol propre,  débarrassé de tous les débris végétaux.

 

 

3.4. Piquetage

 

Il permet de matérialiser les lignes de plantation.

 

3.4.1. Mode d’aménagement du terrain

 

Il est fonction du système d’irrigation préconisé :

 

  • Confection des planches (Irrigation par aspersion) 
  • Hauteur de la crête  : 10 à 15 cm
  • Largeur : 1 m à 1,20 m
  • Ecartement entre planches  : 50 cm

 

  • : Confection de billons (Irrigation gravitaire ou aspersion) 
  • Hauteur de la crête  : 15 à 20 cm
  • Ecartement entre billons  : 1 à 1,20 cm
  • A plat (irrigation par aspersion ou au goutte à goutte) sur terrain bien plané
  • Ecartement entre billons  : 1 à 1,20 cm

 

3.4.2. Préparation des plants à repiquer

 

  • Arroser abondamment les plants avant l’arrachage,
  • Arracher les plants à l’aide d’un transplantoir ou à la main avec une motte de terre autour des racines,
  • Habiller les plants en diminuant les racines et les feuilles trop longues,
  • Tremper les racines des jeunes plants dans une solution fongique (manèbe ou Dithane M 45) avant de les repiquer (100 g de Manèbe dans 10 l d’eau)

 

3.4.3. Repiquage

 

C’est la transplantation des jeunes plants issus de la pépinière au champ.

 

Pour le réaliser, il faut :

  • Pré-irriguer la parcelle la veille du repiquage,
  • Faire des trous avec un plantoir,
  • Repiquer les plants selon les dimensions suivantes :
  • sur planche : 0,60 m entre ligne et 0,40 m sur ligne, soit 33 000 

  plants/ha

  • sur billon : entre ligne : 1 m à 1,20 m et 0,40 m sur la ligne, soit 20 000 à 25 000 plants/ha
  • à plat : entre ligne : 1 m à 1,20 m et 0,40 m sur la ligne, soit 20 000 à 25 000 plants/ha, soit 20 000 à 25 000 plants/ha

 

Après repiquage, il faut impérativement arroser les plants.

IV - ENTRETIENS EN PLEIN CHAMP

Les entretiens sont un ensemble d’opérations qui permettent de maintenir le bon état sanitaire des plants et de mettre à leur disposition l’eau et les éléments nutritifs nécessaires à leur survie.

 

4.1 – Irrigation

 

Il consiste à apporter volontairement de l’eau à la plante cultivée pour satisfaire ses besoins hydriques. Les besoins en eau de la tomate sont estimés à 5 000 m3 durant tout le cycle.

Les doses et fréquences d’irrigation conseillées sont les suivantes :

  • Avec arrosoir :           10 à 15 l/m²/jour jusqu’à la reprise, 10 à 15 l/m²/jour chaque 2 jours après la reprise
  • Avec asperseur : 1 fois/3 jours pendant 3 à 4 heures par position
  • Gravitaire : 1 fois tous les 3 jours 

 

NB : Après une pluie de 6 mm, suspendre l’arrosage de la journée.

 

– Eviter d’arroser par temps de soleil,

– Vérifier toujours l’état d’humidité du sol avant d’entreprendre tout  arrosage.

 

 

4.2. Fertilisation

 

Elle consiste à apporter à la plante des éléments nutritifs sous forme d’engrais minéraux ou organiques.

 

Période d’application

Type d’engrais

Dose

(kg/ha)

2 semaines à 1 Mois avant plantation  (au labour)

Fumier décomposé

20 à 30 T/ha

ou compost décomposé

20 à 30 T/ha

A la finalisation de la préparation du sol (pulvérisage)

 

Engrais de fond N. P. K 10.18.18

 

250 à 300

 

 

15 jours après plantation

Urée

150

Sulfate de Potasse

150

1 Mois après plantation

Urée

100

Sulfate de Potasse

150

 

N.B : Après chaque apport d’engrais, il est nécessaire de faire un buttage pour l’enfouir, et de procéder à l’irrigation.

 

 

 

 

4.3. Protection phytosanitaire

 

C’est un moyen de lutte préventive et curative contre les ennemis et les maladies de la tomate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4.3.1. Traitements préventifs

 

Pour protéger les plants contre les dégâts causés par les champignons et les insectes, il faut faire des traitements préventifs.

 

MALADIES / INSECTES

PRODUITS CHIMIQUES

ALTERNATIVES AUX PRODUITS CHIMIQUES

(BIO-PESTICIDES)

Type de produits chimiques

Dose / ha

Type de produits

Préparation

Champignons

Fongicides à base de Manèbe (Almanèbe 80 WP, Trimangol 80 PM, etc.) ou de Mancozèbe (Ivory 75 WG, Dithane M 45 WP, etc.)

2 à 3 kg/ha

Feuilles de papayer

 

–   Faire une solution avec 1 kg de feuilles de papaye broyées (1 l)

–   Filtrer pour obtenir la bouillie

–   Additionner de l’eau savonneuse (4 l)

Insectes ravageurs

Insecticides à base de  deltaméthrine (Decis12EC, Legumax 12 EC, Plexus 25 EC, etc.) ou de cyperméthrine (Cypercal, Cyperax 50 EC, Cypalm 50 EC, etc.)  

1 l/ha

 

 

Graines de neem

 

–   Broyer 500 g de graines de neem pour obtenir une pâte

–   Diluer la pâte dans 10 l d’eau

–   Filtrer cette solution pour avoir la bouillie.

 

NB : Mélanger le fongicide et l’insecticide dans 200 litres à 400 litres d’eau pour traiter 1 ha de  plantation.

 

La fréquence de traitement est la suivante :

  • Traitement chimique
  • En zone de forêt : 1 traitement/semaine
  • En zone de savane : 1 traitement/quinzaine.

 

  • Traitement biologique
  • En zone de forêt : 2 traitements/semaine
  • En zone de savane : 1 traitement/semaine.

 

N.B : Reprendre le traitement si une pluie de plus de 20 mm intervient en moins de 2 heures après le traitement.

 

 

 

4.3.2. Traitements curatifs

 

En cas d’attaques des plants, il faut faire des traitements curatifs.

 

Tableau 1. Principales maladies de la tomate et méthodes de lutte (source : CNRA)

TYPE

MALADIE

AGENT PATHOGENE

SYMPTOMES

LUTTE

Viroses

Mosaïque

 

Insectes vecteurs (mouches blanches, pucerons, etc.).

Décoloration des feuilles Utiliser des variétés tolérantes

–     Utiliser les variétés tolérantes

–     Combattre les insectes vecteurs en éliminant herbes et débris végétaux aux alentours du champ

–     Traiter avec un insecticide  à base de diméthoate (Systoate 40 EC, Tersen 420 EC, etc.) ou cypermétrine (Cypercal 50 EC,  Cyperax 50 EC, Cypalm 50 EC, etc.) 

–     Supprimer les premières feuilles atteintes

Rabougrissement Marbrure

 

Tâches et malformation des feuilles et des fruits 

Nanisme des plantes

 

Maladies fongiques

 

Anthracnose

Colletotrichum spp 

 

Présence sur les fruits matures de tâches marron qui se nécrosent

 

Traiter avec  des  fongicides à base de Manèbe (Almanèbe 80 WP, Trimangol 80 PM, etc.) ou de Mancozèbe (Ivory 75 WG, Dithane M 45 WP, etc.) ou de Chlorothalonil (Banko plus 650 SC, Adravo 720 SC, Daconil 75 WP, etc,)

Alternariose

Alternaria solani

Présence sur les fruits matures de tâches marron qui se nécrosent

 

Détruire les débris végétaux aux alentours du champ

Stemphyliose

Stemphylium  solani

 

Présence sur les feuilles et les fruits matures de tâches marron qui se nécrosent

Fusariose

Fusarium  oxysporum

 

Jaunissement du feuillage suivi de flétrissement de la plante Pourrissement du collet

Traiter avec  des  fongicides à base de Manèbe (Almanèbe 80 WP, Trimangol 80 PM, etc.) ou de Mancozèbe (Ivory 75 WG, Dithane M 45 WP, etc.) ou de Chlorothalonil (Banko plus 650 SC, Adravo 720 SC, Daconil 75 WP, etc,)

Bactérioses

 

Flétrissement bactérien

 

Ralstonia  solanacearum

 

Flétrissement rapide de la plante verte entière

 

–     Utiliser des variétés peu sensibles ou résistantes

–     Faire des rotations culturales 

Nématode

 

Meloidogyne spp

 

Galle racinaire, mauvais développement de la plante

Faire des rotations culturales  

 

 

 

 

Tableau 2. Principaux insectes ravageurs de la tomate et méthodes de lutte (Source : CNRA)

 

NOM COMMUN

NOM  SCIENTIFIQUE

SYMPTOMES

METHODES DE LUTTE

Mineuse

Liriomyza spp

Présence de galeries des larves sur les feuilles Boursouflures des fruits dues au développement des larves

Supprimer les premières feuilles attaquées; Traiter avec un insecticide à base d’abamectine (Vertimex 018 EC, Bomec 18 EC, etc.)

Noctuelle

Slepta spp.

 

Feuilles rongées par les larves (chenilles) qui ne laissent que les nervures

Traiter avec un insecticide à base de deltaméthrine (Decis12EC, Plexus 25 EC, Phytadelthrine 25 EC, etc.)  ou à base de cyperméthrine, (Cypercal, Cyperax 50 EC, Cypalm 50 EC, etc.)   

Spodoptera littoralis

 

Face inférieure des feuilles dévorée par les larves (chenilles)

Puceron

Aphis  gossypii

 

Enroulement des feuilles et déformation des jeunes fruits

Traiter avec un insecticide à base de diméthoate (Systoate 40 EC, Tersen 420 EC, Callidim, etc.)

Mouche blanche 

 

Bemisia tabaci

 

Feuilles qui se gaufrent et s’épaississent

Traiter avec un insecticide à base de diméthoate (Systoate 40 EC, Tersen 420 EC, Callidim, etc.)

 

4.4. Sarclage et binage

 

Les deux opérations se font à la demande :

 

  • Le sarclage permet d’éliminer les mauvaises herbes qui entrent en concurrence avec l’aubergine dans l’absorption de l’eau et des éléments nutritifs ;
  • Le binage consiste à casser la croûte qui se forme après plusieurs arrosages sur les billons afin de permettre l’aération du sol et l’infiltration de l’eau.

 

4.5. Tuteurage

 

Il permet d’éviter le contact des fruits avec le sol. Il est pratiqué en culture irriguée par aspersion. En temps de pluie, il faut relever les plants des raies d’irrigation pour les mettre sur les crêtes des billons ou sur les planches.

V - RECOLTE ET CONDITIONNEMENT

5.1 – Récolte

La récolte se fait tous les trois jours

5.1.1. Stade de récolte

  • Pour la consommation immédiate, cueillir les fruits rouges avec le pédoncule
  • Pour la commercialisation, cueillir les fruits au point rosé avec le pédoncule.

 

5.1.2. Rendement 

  • Régions de savanes : 20 à 30 T/ha
  • Régions de forêt : 10 à 20 T/ha.

5.2. Conditionnement

5.2.1. Triage :

Enlever les fruits avariés (pourris, attaqués, blessés) des fruits sains

5.2.2. Calibrage :

Classer les fruits selon leur calibre et leur stade de maturation :

  • Les plus gros fruits sans défaut sont classés en 1er choix,
  • Les moins gros sans défaut en 2ème choix,
  • Les plus petits fruits et les fruits défectueux en 3ème

 

5.2.3. Emballage :

De 10 à 20 kg en 3 couches au maximum. Cartons, cageots, paniers.

5.2.4. Transport  par temps frais (nuit)

VI – CONSERVATION

6.1. A l’air libre et à l’abri du rayonnement solaire

–  Tomate de bouche      : 3 à 5 jours

  • Tomate industrielle : 3 à 10 jours

 

6.2. En chambre froide : 10 à 15 jours

 

COMPTE D'EXPLOITATION PREVISIONNEL
POUR UN (01) HECTARE DE CULTURE DE TOMATE
LIBELLE UNITES CULTURE  MECANISEE (45 CV) CULTURE MANUELLE
Quantité Prix Unitaire Coût Total Quantité Prix Unitaire Coût Total
I -CHARGES              
1.1. Achats intrants       789 900,0     870 900,0
* Semences Kg 0,4 50 000,0 20 000 0,4 50 000,0 20 000
* Fumures organiques              
. Fumier T 25,0 3 500,0 87 500 25,0 3 500,0 87 500
.Compost T            
* Engrais              
. NPK (10.18.18) Kg 400,0 360,0 144 000,0 400,0 360,0 144 000,0
. Urée Kg 300,0 320,0 96 000,0 300,0 320,0 96 000,0
. Sulfate de potasse Kg 300,0 300,0 90 000,0 300,0 300,0 90 000,0
. Super simple Kg 200,0 300,0 60 000,0 200,0 300,0 60 000,0
* Pesticide              
. Furadan 5 G Kg 2,0 3 200,0 6 400,0 2,0 3 200,0 6 400,0
. Manèbe 80 Kg 12,0 4 500,0 54 000,0 30,0 4 500,0 135 000,0
. Dithane M 45 Kg 12,0 7 000,0 84 000,0 12,0 7 000,0 84 000,0
. Peltar l 4,0 9 000,0 36 000,0 4,0 9 000,0 36 000,0
. Décis l 4,0 8 500,0 34 000,0 4,0 8 500,0 34 000,0
. Sumicidin l 4,0 11 000,0 44 000,0 4,0 11 000,0 44 000,0
. Adhésol l 2,0 17 000,0 34 000,0 2,0 17 000,0 34 000,0
1.2. Achat petit matériel       256 500,0     256 500,0
. Pulvérisateur (amorti sur 3 ans) Nombre 1,0 25 000,0 25 000,0 1,0 25 000,0 25 000,0
. Atomiseur (amorti sur 5 ans) Nombre 1,0 90 000,0 90 000,0 1,0 90 000,0 90 000,0
. Arrosoirs plastic (Amorti 3 ans) Nombre 12,0 4 000,0 48 000,0 12,0 4 000,0 48 000,0
. Daba Nombre 10,0 2 500,0 25 000,0 10,0 2 500,0 25 000,0
. Machettes Nombre 5,0 2 500,0 12 500,0 5,0 2 500,0 12 500,0
. Cordeau Nombre 1,0 3 000,0 3 000,0 1,0 3 000,0 3 000,0
. Mètre-ruban (5 m) (amrt amorti en 2 ans) Nombre 1,0 3 500,0 3 500,0 1,0 3 500,0 3 500,0
. Doseurs Nombre 2,0 1 000,0 2 000,0 2,0 1 000,0 2 000,0
. Limes Nombre 5,0 1 500,0 7 500,0 5,0 1 500,0 7 500,0
. ½ Fût Nombre 1,0 10 000,0 10 000,0 1,0 10 000,0 10 000,0
. Seaux Nombre 8,0 1 500,0 12 000,0 8,0 1 500,0 12 000,0
. Cageots (amortissement en 5 ans) Nombre 20,0 900,0 18 000,0 20,0 900,0 18 000,0

 

allages       62 500,0     62 500,0
. Cartons Nombre 250,0 250,0 62 500,0 250,0 250,0 62 500,0
1.4. Opérations culturales       621 000,0     484 500,0
. Nettoyage du site Heures ou H.J 1,5 10 000,0 15 000,0 25,0 1 000,0 25 000,0
. Labour Heures ou H.J 4,0 13 000,0 52 000,0 50,0 1 000,0 50 000,0
. Pulvérisage croisé Heures ou H.J 2,0 12 000,0 24 000,0      
. Planage Heures ou H.J 1,0 8 000,0 8 000,0      
. Confections planches ou   billons Heures ou H.J 2,5 15 000,0 37 500,0 30,0 1 500,0 45 000,0
. Désinfection planches pépinières H.J 0,5 2 000,0 1 000,0 0,5 2 000,0 1 000,0
. Epandage engrais et buttage H.J 3,0 5 000,0 15 000,0 3,0 5 000,0 15 000,0
. Semis pépinière H.J 2,5 10 000,0 25 000,0 2,5 10 000,0 25 000,0
. Construction ombrière H.J 4,0 1 000,0 4 000,0 4,0 1 000,0 4 000,0
. Repiquage ou semis champ H.J 8,0 3 000,0 24 000,0 8,0 3 000,0 24 000,0
. Irrigation m3 4 000,0 80,0 320 000,0 4 000,0 50,0 200 000,0
. Traitements phyto H.J 5,0 1 500,0 7 500,0 5,0 1 500,0 7 500,0
. Sarclage/binage H.J 60,0 1 000,0 60 000,0 60,0 1 000,0 60 000,0
. Démariage pépinière H.J 3,0 1 000,0 3 000,0 3,0 1 000,0 3 000,0
. Autres entretiens (tuteurages,…) H.J 25,0 1 000,0 25 000,0 25,0 1 000,0 25 000,0
1.5.  Récolte et conditionnement H.J 75,0 1 000,0 75 000,0 75,0 1 000,0 75 000,0
1.6. Transport  sur Achat  (5 % des achats) F CFA 150 000     150 000
TOTAL CHARGES   1 954 900     1 899 400
II –  PRODUIT              
       – Production moyenne Kg 20 000,0 150,0 3 000 000,0 20 000,0 150,0 3 000 000,0
TOTAL PRODUIT   3 000 000,0 3 000 000,0
III – MARGE BRUTE F CFA 1 045 100 1 100 600

 

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