COMPOST

I/ Introduction

La technique de fabrication et d’utilisation du compost comme engrais organique en agriculture s’inscrit d’une part, dans une stratégie de développement moins émettrice de Gaz à Effet de Serre (GES) dans l’atmosphère ; et d’autre part, est un moyen d’adaptation des agriculteurs au changement climatique par l’augmentation constante de leurs productivités agricoles.

II/ Définitions

La fabrication du compost ou le compostage est un processus biologique de transformation des résidus organiques en présence d’eau et d’oxygène par le biais de micro-organismes.

Composter, c’est recycler les résidus organiques des jardins, des plantations et de la maison en les amassant en tas pour qu’ils se décomposent. Il peut être réalisé en tas ou dans un composteur, un digesteur.

Le produit obtenu appelé compost est un amendement très utile pour le jardinage. C’est un engrais naturel, économique et écologique, un amendement riche en matière organique, azote, phosphore, potassium et équilibré en carbone.

III/ Disposition de l’aire de compostage

Le point critique de l’endroit est surtout l’accès à l’eau pour les arrosages. Il est judicieux de composter près d’une source d’eau.

La distance entre le lieu de la provenance de la matière organique et le lieu du compostage doit être la plus courte possible. Il en est de même de la distance entre le lieu de compostage et celui de l’utilisation du compost. L’on économise ainsi en coût de transport et en temps de travail.

Il doit avoir suffisamment d’espace autour du tas de compost pour pouvoir le retourner et le contrôler au cours du processus de compostage.

Il faut s’assurer que les matériaux dans le tas puissent recevoir suffisamment d’air.

Veillez à maintenir l’humidité du tas.

IV/ Méthode pour composter

Pour faire du compost il faut :

  • regrouper tous les matériaux nécessaires tels que : les résidus agricoles, le fumier, les déjections d’animaux (poulet, moutons, bœufs…), les herbes séchées ou fraîches, les petites branches, la cendre, etc. ;
  • découper les gros matériaux en petits morceaux ;
  • mettre en tas une couche de 0,40 m de débris végétaux sur les branchages ;
  • mettre une couche de déjection d’animaux sur la couche de débris végétaux et verser la cendre dessus ;
  • répéter cela jusqu’à une hauteur de 1,5 m et arroser le tas ;
  • couvrir tout le tas de terre légèrement humide et enfoncer un bâton dans le tas.
  • une semaine après la constitution du tas, enlever le bâton et toucher-le. Si le bâton est chaud, c’est que la fabrication de compost se déroule correctement.
  • 1 mois après la constitution du tas, retourner le tas en mettant les couches de dessus au fond et les couches d’en bas au-dessus ; puis recouvrir encore de terre.
  • 2 mois après la constitution du tas, retourner le tas en mettant les couches de dessus au fond et les couches d’en bas au-dessus ; puis recouvrir encore de terre
  • Après le 2ème mois, répéter cette opération chaque mois sans recouvrir le tas de terre ;
  • Au bout de 3 à 5 mois, le compost est mûr, sans odeur et de couleur noirâtre. Il peut être utilisé au champ.
  • Réaliser continuellement des tas de compost par mois pour assurer ses besoins en compost (la quantité doit tenir compte de la superficie).
III Quelques règles et principes à respecter :
  1. Mélanger à chaque fois que vous ajoutez des déchets pour faire démarrer le processus de fermentation en alternant les déchets secs carbonés (brindilles, feuilles mortes, carton…) avec les déchets humides azotés (feuilles fraîches, fruits abîmés, épluchures…) ;
  2. Aérer, brasser pour apporter l’oxygénation nécessaire au mélange ;
  3. Surveiller l’humidité car le tas de compost doit être assez humide.

 

 

 

 

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