AUBERGINE

I-GENERALITES
  • Famille : Solanacées (Solanées)
  • Genre : Solanum
  • Espèce: aethiopicum, macrocarpon

 

 

I-GENERALITES

 

1-1 Origine  et botanique

Originaire  d’Afrique, l’aubergine a pourtant été cultivée et consommée pour la première fois en Inde. On y retrouve d’ailleurs aujourd’hui encore, et dans toute la région méridionale de l’Asie, des variétés anciennes d’aubergine qui n’ont absolument rien à voir avec les variétés actuelles.
C’est une plante domestiquée à plusieurs reprises à partir de populations sauvages.

L’aubergine  Solanum melongena ou longue violette  est une variété précoce, très productive, avec de longs fruits de couleur violet-noir, à la peau lisse et brillante. Sa Chair est ferme, savoureuse, avec très peu de graines. Elle est vivace dans les pays chauds et annuel dans les climats tempérés.

L’aubergine africaine désigne deux espèces de plantes de la famille des solanacées ;  Aubergine africaine ou gboma (Solanum macrocarpon L.) ; Aubergine africaine ou aubergine écarlate (Solanum aethiopicum L.) ;

Dans les langues locales les aubergines sont connues sous les appellations suivantes :

  • Baoulé-Agni : N’Drowa Gbokouman, Klogboh, Ensloyoua
  • Dioula : Fassa
  • Bété : Tailé, Gblokoh

 

1-2 Variétés  d’aubergines:

 

Type

Espèce

Cultivars ou variétés

Age à la 1ère récolte (jas)

Durée de production (mois)

Poids moyen des fruits (g)

Rendement moyen  (t/ha)

 D’aubergines

N’Drowa

 

Solanum aethiopicum

Aub1N/06DK 

 

120

4-5

20

18

–   Sensibles aux chenilles Sceliodes laissalis 

–   Peu sensibles au flétrissement bactérien  

Aub 21N/06Du

120

4-5

26

24

 

Klongbo

Solanum aethipicum anguivi 

 

Aub 33K/06Gn

120

3-4

20

17

Aub 42K/06Ti

120

3-4

16

14

Gbokouman

Solanum macrocarpon

 

Aub 25 G/06Ak

120

1-2

110

5

Sensible au flétrissement bactérien

Longue violette

 

Solanum melongena

F1 Kalinda

65-75

3-4

300-450

 

 

Résistant au flétrissement bactérien

Source : CNRA

 

1-3 Utilisation de l’aubergine

 

L’aubergine se consomme exclusivement cuite. Ce légume fruit se prête à tous types de cuisson (bouillie, vapeur, grillées, à l’étouffé, sautée à la poêle…) et accompagne  beaucoup de petits plats.   Les aubergines  entrent dans la composition de certaines soupes, seules ou avec d’autres légumes.  Elles accompagnent  également des plats de viande, de volaille ou de poisson. Les feuilles  cuites sont consommées comme des légumes- feuilles.

 En Asie,  une variété d’aubergine  est utilisée comme plante ornementale.

L’aubergine fait partie des légumes les moins caloriques. Elle est également riche en fibres et entraîne une sensation de satiété rapide. Composée d’antioxydants naturels comme les vitamines C et E, les séléniums ou encore les caroténoïdes, l’aubergine contribuerait à lutter contre le développement de différents cancers et de certaines maladies cardio-vasculaires. L’aubergine contient de la saponine, ce qui empêche en plus l’absorption des graisses et combat la cellulite

Consommer de l’aubergine est excellent pour conserver une bonne hygiène intestinale. Riche en minéraux et notamment en potassium, l’aubergine est un diurétique naturel très efficace. Ce légume permet de détoxifier l’organisme et améliore efficacement les fonctions rénales.

 

1-4 Valeur nutritive de l’aubergine

 

La  chair crue de l’aubergine offre une consistance spongieuse et un goût amer, elle se consomme cuite. Riche en eau (plus de 92 % en moyenne), l’aubergine compte peu de nutriments énergétiques. Les lipides et les protéines ne sont présents qu’en très faibles quantités, tandis que sa teneur en glucides (glucose et fructose essentiellement) ne dépasse pas 4 grammes aux 100 grammes.

 Elle offre en revanche un large éventail de vitamines : vitamines du groupe B, notamment B3, B6 et B9 vitamine C, provitamine A, vitamine E. Sa chair renferme de nombreux minéraux et oligo-éléments : potassium, magnésium, zinc, manganèse. La  peau de l’aubergine présente d’importantes concentrations de composés antioxydants, anthocyanines et acides phénoliques . Les fibres (protopectines, pectines, celluloses) y sont assez abondantes.

II MISE EN CULTURE
  • Cycle
  • Pépinière : 35 à 45 jours,
  • Repiquage-début récolte : 45 à 60 jours (2 mois),
  • Début récolte-fin récolte : 4 à 5 mois,
  • Total cycle : 7 à 8 mois.

 

2-1 PEPINIERE

 

L’aubergine est une culture nécessitant une pépinière qui est une étape primordiale, car elle détermine en grande partie le succès de la future plantation.

 

2.1.1. Choix du site

 

La pépinière doit être située :

  • A proximité d’une source d’eau permanente (marigot, lac, puits, fleuve…),
  • Sur un sol humifère, aéré et léger,
  • Sur un terrain dégagé,
  • A proximité (ou sur une partie) de la future plantation.

 

2.1.2. Préparation du sol

  • Après nettoyage du site choisi, faire un labour de 20 à 30 cm de profondeur,
  • Emietter et planer le sol.

 

2.1.3. Confection des planches

  • Piquetage et matérialisation de la planche :
  • Largeur : 1 m à 1,20 m
  • Hauteur : 10 à 20 cm,
  • Longueur : variable (de préférence 10 m au maximum)
  • Écartement entre planches : 50 cm.

 

Les planches doivent être bien émiettées, droites et débarrassées de débris végétaux et de cailloux.

NB : En présence d’une pente, orienter la longueur de la planche perpendiculairement au sens de la pente.

 

2.1.4. Désinfection de la planche

 

Pour lutter contre les nématodes, les champignons et les insectes du sol, traiter le sol en procédant de la manière suivante:

  • Traitement chimique : épandre et incorporer à la surface de la planche,
  • Furadan 5 G : 10 g/m² et Manèbe 80 : 10 g/m²

   ou

  • Rugby 5 G : 10 g/m² et Manèbe 80: 10 g/m²
  • Traitement à l’eau bouillante: arroser la planche avec l’eau bouillante à raison de 10 l/m2, et la couvrir aussitôt pendant 4 heures à l’aide d’un matériau étanche, tel que le film plastique noir.

 

2.1.5. Fumure de fond 

 

C’est le premier apport d’engrais qui se fait au cours de la  préparation du sol pour augmenter sa fertilité.

Epandre et incorporer à la surface de la planche 10 g/ mde NPK (10-18-18), 3 à 7 jours avant le semis.

Ou, appliquer 2 à 3 kg de fumier bien décomposé par m2.

 

2.1.6 –  Semis

 

C’est la mise en terre des graines dans un sol spécialement préparé (planche ou lit de semis) en vue de faciliter leur germination.

  • Prévoir 300 à 400 g de semence pour semer 125 m2 de pépinière (soit environ 2 à 3 g de semence par m2) pour 1 ha de plantation.
  • Tracer des lignes de semis (ou sillons) espacées de 10 cm dans le sens de la largeur,
  • Profondeur de semis : 1 à 2 cm,
  • Disposer les graines dans les sillons en lignes discontinues sans les superposer,
  • Refermer les sillons en tassant légèrement la surface de la planche,
  • Faire un paillage à 5 cm au dessus de la planche,
  • Arroser la planche paillée immédiatement à raison de 10l d’eau par m2 de pépinière.

 

2.1.7. Entretiens de la pépinière

 

2.1.7.1. Arrosage

 

Arroser matin et soir à raison de 10 l/m² et par jour.

 

NB :

  • Après une pluie de 6 mm, suspendre l’arrosage de la journée. Vérifier toujours l’état d’humidité du sol avant d’entreprendre tout arrosage,
  • Eviter d’arroser les planches sans la pomme de l’arrosoir.

 

2.1.7.2.  Construction de l’ombrière

 

Dès la levée des graines, enlever la paille et construire une ombrière de 50 à 60 cm au-dessus de la planche.

Elle permet de protéger les jeunes plants contre la chute violente des eaux de pluies, d’arrosage et la forte insolation.

Diminuer progressivement l’ombrage et le retirer totalement à 2 semaines du repiquage.

 

2.1.7.3. Démariage

 

Cette opération a pour but de conserver les meilleurs plants, de repiquer dans les espaces vides les plants vigoureux en surnombre afin de respecter la densité (200 plants/m2).

Il intervient 15 à 20 Jours après le semis (au stade de 2 paires de feuilles vraies).

Il faut toujours arroser les plants avant et après le démariage.

 

2.1.7.4. Fumure de couverture

 

C’est la fumure apportée à la plante au cours de son cycle végétatif. Elle permet de compenser les déficits en éléments fertilisants du sol

  • Dix jours après démariage, si les plants sont frêles, épandre de l’Urée (5 g/m² entre les lignes de semis) et arroser (10 litres d’eau par m²)

 

2.1.7.5. Traitement phytosanitaire

 

C’est un moyen de lutte préventif ou curatif contre les maladies et ennemis. Il débute une semaine après la levée des graines, à une fréquence de 1 traitement par semaine. Il faut utiliser un fongicide à base de Manèbe (Manèbe 80, Ivory 80) et un insecticide à base diméthoate (Systoate 40 EC) ou cypermétrine (Cypercal 50 EC). 

 

2.7.6  Désherbage ou sarclage

 

C’est l’opération qui consiste à éliminer les mauvaises herbes qui entrent en concurrence avec la plante cultivée dans l’absorption de l’eau et des éléments fertilisants. Il se fait à la demande.

 

III - PLANTATION

C’est la conduite de la culture en plein champ.

 

3.1. Choix du terrain

 

Les critères à prendre en compte dans le choix du terrain sont :

 

  • La proximité d’un point d’eau permanent (marigot, lac, puits…),
  • Un sol argilo-sableux, meuble, profond (25 à 30 cm) et drainable,
  • Une pente faible (< 2 %).

 

3.2. Défrichement

Il consiste à dégager le sol de toute sa couverture végétale en vue de sa mise en culture.

 

Il est fonction du type de végétation :

  • Pour les jachères : faire un nettoyage puis un débardage,
  • Pour la forêt : faire un abattage, un andainage, un dessouchement et un débardage.

 

A la fin de l’opération, le terrain doit être totalement dégagé.

 

3.3. Préparation du sol

 

Préparer un sol, c’est le rendre apte à recevoir les plants issus de la pépinière.

 

Les différentes opérations à effectuer sont :

  • Le labour (30 – 35 cm) de profondeur) en vue d’ameublir le sol,
  • L’émiettement des mottes de terre (manuellement ou au pulvériseur) pour faciliter le billonnage ou la plantation à plat,
  • Le planage (ou nivellement) pour obtenir une surface plane et éviter ainsi les stagnations d’eau,
  • Epandage de la fumure de fond (voir le tableau de la fertilisation).

 

A la fin de ces opérations, on obtient un sol propre,  débarrassé de tous les débris végétaux.

 

3.4. Piquetage

 

Il permet de matérialiser les lignes de plantation.

 

3.4.1. Mode d’aménagement du terrain

 

Il est fonction du système d’irrigation préconisé :

 

  • Confection de billons (irrigation gravitaire) :
  • Hauteur de la crête  : 10 à 15 cm,
  • Ecartement entre billons : 1,20 à 1,40 m.

 

  • A plat
  • écartement entre les lignes : 1,20 à 1,40 m.

 

3.4.2. Préparation des plants à repiquer

 

  • Arroser abondamment les plants avant l’arrachage,
  • Arracher les plants à l’aide d’un transplantoir ou à la main avec une motte de terre autour des racines,
  • Habiller les plants en diminuant les racines et les feuilles trop longues,
  • Tremper les racines des jeunes plants dans une solution fongique (manèbe ou Dithane M 45) avant de les repiquer (100 g de Manèbe dans 10 l d’eau)

 

3.4.3. Repiquage

 

C’est la transplantation des jeunes plants issus de la pépinière au champ.

 

Pour le réaliser, il faut :

  • Pré-irriguer la parcelle la veille du repiquage,
  • Faire des trous avec un plantoir,
  • Repiquer les plants selon les dimensions suivantes :

. Entre lignes     : 1,20 à 1,40 m,

. Sur la ligne de plantation : 40 à 50 cm,

Soit une densité de 15 000 à 20 000 plants à l’hectare.

 

Après repiquage, il faut impérativement arroser les plants.

IV - ENTRETIENS EN PLEIN CHAMP

Les entretiens sont un ensemble d’opérations qui permettent de maintenir le bon état sanitaire des plants et de mettre à leur disposition l’eau et les éléments nutritifs nécessaires à leur survie.

 

4.1 – Irrigation

 

Il consiste à apporter volontairement de l’eau à la plante cultivée pour satisfaire les besoins hydriques.

 

Les besoins en eau de l’aubergine sont estimés à 8 500 m3 durant tout le cycle.

 

Les doses d’irrigation conseillées sont les suivantes :

 

  • Avec arrosoir : 10 à 15 l d’eau/jour/m²
  • Avec asperseurs : 1 fois tous les 3 jours (pendant 3 à 4 H par position),
  • Gravitaire : 1 fois tous les 3 jours :

 

NB : Après une pluie de 6 mm, suspendre l’arrosage de la journée.

 

– Eviter d’arroser par temps de soleil,

– Vérifier toujours l’état d’humidité du sol avant d’entreprendre tout  arrosage.

 

 

4.2. Fertilisation

 

Elle consiste à apporter à la plante des éléments nutritifs sous forme d’engrais minéraux ou organiques.

 

Période d’application

Type d’engrais

Dose

(kg/ha)

2 semaines à 1 Mois avant plantation  (au labour)

Fumier décomposé

20 à 30 T/ha

 

ou compost décomposé

 

20 à 30 T/ha

A la finalisation de la préparation du sol (pulvérisage)

 

Engrais de fond N. P. K 10.18.18

 

250 à 300

 

 

1 Mois après plantation

Urée

100

Sulfate de Potasse

200

2 Mois après plantation

Urée

100

Sulfate de Potasse

200

3 mois après plantation

Urée

100

Sulfate de Potasse

200

Source : CNRA

 

N.B : Après chaque apport d’engrais, il est nécessaire de faire un buttage pour l’enfouir, et de procéder à l’irrigation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4.3. Protection phytosanitaire

 

C’est un moyen de lutte préventive et curative contre les ennemis et les maladies de l’aubergine.

 

4.3.1. Traitements préventifs

 

Pour protéger les plants contre les dégâts causés par les champignons et les insectes, il faut faire des traitements préventifs.

 

MALADIES / INSECTES

PRODUITS CHIMIQUES

ALTERNATIVES AUX PRODUITS CHIMIQUES

(BIO-PESTICIDES)

Type de produits chimiques

Dose / ha

Type de produits

Préparation

Champignons

Fongicides à base de Manèbe (Almanèbe 80 WP, Trimangol 80 PM, etc.) ou de Mancozèbe (Ivory 75 WG, Dithane M 45 WP, etc.)

2 à 3 kg/ha

Feuilles de papayer

 

–   Faire une solution avec 1 kg de feuilles de papaye broyées (1 l)

–   Filtrer pour obtenir la bouillie

–   Additionner de l’eau savonneuse (4 l)

Insectes ravageurs

Insecticides à base de  deltaméthrine (Decis12EC, Legumax 12 EC, Plexus 25 EC, etc.) ou de cyperméthrine (Cypercal, Cyperax 50 EC, Cypalm 50 EC, etc.)  

1 l

 

 

Graines de neem

 

–   Broyer 500 g de graines de neem pour obtenir une pâte

–   Diluer la pâte dans 10 l d’eau

–   Filtrer cette solution pour avoir la bouillie.

 

NB : Mélanger le fongicide et l’insecticide dans 200 litres à 400 litres d’eau pour traiter 1 ha de  plantation.

 

La fréquence de traitement est la suivante :

  • Traitement chimique
  • En zone de forêt : 1 traitement/semaine
  • En zone de savane : 1 traitement/quinzaine.

 

  • Traitement biologique
  • En zone de forêt : 2 traitements/semaine
  • En zone de savane : 1 traitement/semaine.
  • B
  • Reprendre le traitement si une pluie de plus de 20 mm intervient en moins de 2 heures après le traitement.

 

 

4.3.2. Traitements curatifs

 

En cas d’attaques des plants, il faut faire des traitements curatifs.

 

 

 

 

 

Tableau 1. Principales maladies et méthodes de lutte (source : CNRA)

 

 

TYPE

MALADIE

AGENT PATHOGENE

SYMPTOMES

LUTTE

Viroses

Mosaïque

 

Insectes vecteurs (mouches blanches, pucerons, etc.).

Décoloration des feuilles Utiliser des variétés tolérantes

–     Utiliser les variétés tolérantes

–     Combattre les insectes vecteurs en éliminant herbes et débris végétaux aux alentours du champ

–     Traiter avec un insecticide  à base de diméthoate (Systoate 40 EC, Tersen 420 EC, etc.) ou cypermétrine (Cypercal 50 EC,  Cyperax 50 EC, Cypalm 50 EC, etc.) 

–     Supprimer les premières feuilles atteintes

Rabougrissement Marbrure

 

Tâches et malformation des feuilles et des fruits 

Nanisme des plantes

 

Maladies fongiques

 

Anthracnose

Colletotrichum spp 

 

Présence sur les fruits matures de tâches marron qui se nécrosent

 

Traiter avec  des  fongicides à base de Manèbe (Almanèbe 80 WP, Trimangol 80 PM, etc.) ou de Mancozèbe (Ivory 75 WG, Dithane M 45 WP, etc.) ou de Chlorothalonil (Banko plus 650 SC, Adravo 720 SC, Daconil 75 WP, etc,)

Alternariose

Alternaria solani

Présence sur les fruits matures de tâches marron qui se nécrosent

 

Détruire les débris végétaux aux alentours du champ

Stemphyliose

Stemphylium  solani

 

Présence sur les feuilles et les fruits matures de tâches marron qui se nécrosent

Fusariose

Fusarium  oxysporum

 

Jaunissement du feuillage suivi de flétrissement de la plante Pourrissement du collet

Traiter avec  des  fongicides à base de Manèbe (Almanèbe 80 WP, Trimangol 80 PM, etc.) ou de Mancozèbe (Ivory 75 WG, Dithane M 45 WP, etc.) ou de Chlorothalonil (Banko plus 650 SC, Adravo 720 SC, Daconil 75 WP, etc,)

Bactérioses

 

Flétrissement bactérien

 

Ralstonia  solanacearum

 

Flétrissement rapide de la plante verte entière

 

–     Utiliser des variétés peu sensibles ou résistantes

–     Faire des rotations culturales 

Nématode

 

Meloidogyne spp

 

Galle racinaire, mauvais développement de la plante

Faire des rotations culturales  

 

 

 

 

 

 

Tableau 2. Principaux insectes ravageurs et méthodes de lutte (Source : CNRA)

 

NOM COMMUN

NOM  SCIENTIFIQUE

SYMPTOMES

METHODES DE LUTTE

Mineuse

Liriomyza spp

Présence de galeries des larves sur les feuilles Boursouflures des fruits dues au développement des larves

Supprimer les premières feuilles attaquées; Traiter avec un insecticide à base d’abamectine (Vertimex 018 EC, Bomec 18 EC, etc.)

Noctuelle

Slepta spp.

 

Feuilles rongées par les larves (chenilles) qui ne laissent que les nervures

Traiter avec un insecticide à base de deltaméthrine (Decis12EC, Plexus 25 EC, Phytadelthrine 25 EC, etc.)  ou à base de cyperméthrine, (Cypercal, Cyperax 50 EC, Cypalm 50 EC, etc.)   

Spodoptera littoralis

 

Face inférieure des feuilles dévorée par les larves (chenilles)

Puceron

Aphis  gossypii

 

Enroulement des feuilles et déformation des jeunes fruits

Traiter avec un insecticide à base de diméthoate (Systoate 40 EC, Tersen 420 EC, Callidim, etc.)

Mouche blanche 

 

Bemisia tabaci

 

Feuilles qui se gaufrent et s’épaississent

Traiter avec un insecticide à base de diméthoate (Systoate 40 EC, Tersen 420 EC, Callidim, etc.)

 

4.4. Sarclage et binage

 

Les deux opérations se font à la demande :

 

  • Le sarclage permet d’éliminer les mauvaises herbes qui entrent en concurrence avec l’aubergine dans l’absorption de l’eau et des éléments nutritifs ;
  • Le binage consiste à casser la croûte qui se forme après plusieurs arrosages sur les billons afin de permettre l’aération du sol et l’infiltration de l’eau.
V - RECOLTE ET CONDITIONNEMENT

5.1 – Récolte

 

Les fruits de l’aubergine (N’drowa) à maturité prennent une coloration blanc-beige. Il faut les récolter avec le pédoncule.

 

La récolte se fait une fois par semaine.

 

5.1.1. Rendement 

 

Il est de 20 à 30 T/ha.

 

5.2 – Conditionnement

 

Triage

Séparer les fruits avariés (pourris, attaqués, blessés) et trop mûrs (couleur rouge) des fruits sains.

Les fruits sont conditionnés dans des filets, des cageots ou des paniers de 25 à 30 kg.

VI - CONSERVATION

L’aubergine (N’drowa) se conserve :

  • Les fruits se conservent sous abri aéré pendant 7 à 10 jours.
  • En chambre froide pendant 15 à 30 jours à 5 °C   

 

COMPTE D'EXPLOITATION PREVISIONNEL

POUR UN (01) HECTARE DE CULTURE D’AUBERGINE

LIBELLE

UNITES

CULTURE  MECANISEE (45 CV)

CULTURE MANUELLE

Quantité

Prix Unitaire

Coût Total

Quantité

Prix Unitaire

Coût Total

I -CHARGES

 

 

 

 

 

 

 

1.1. Achats intrants

 

 

 

1 236 900,0

 

 

1 236 900,0

* Semences

Kg

0,4

35 000,0

14 000

0,4

35 000,0

14 000

* Fumures organiques

 

 

 

 

 

 

 

. Fumier

T

25,0

3 500,0

87 500

25,0

3 500,0

87 500

.Compost

T

 

 

 

 

 

 

* Engrais

 

 

 

 

 

 

 

. NPK (10.18.18)

Kg

400,0

360,0

144 000,0

400,0

360,0

144 000,0

. Urée

Kg

450,0

320,0

144 000,0

450,0

320,0

144 000,0

. Sulfate de potasse

Kg

400,0

300,0

120 000,0

400,0

300,0

120 000,0

. Phosphate tricalcique

Kg

200,0

300,0

60 000,0

200,0

300,0

60 000,0

* Pesticide

 

 

 

 

 

 

 

. Furadan 5 G

Kg

2,0

3 200,0

6 400,0

2,0

3 200,0

6 400,0

. Manèbe 80

Kg

30,0

4 500,0

135 000,0

30,0

4 500,0

135 000,0

. Dithane M 45

Kg

30,0

7 000,0

210 000,0

30,0

7 000,0

210 000,0

. Peltar

l

4,0

9 000,0

36 000,0

4,0

9 000,0

36 000,0

. Décis

l

10,0

8 500,0

85 000,0

10,0

8 500,0

85 000,0

. Sumicidin

l

10,0

11 000,0

110 000,0

10,0

11 000,0

110 000,0

. Adhésol

l

5,0

17 000,0

85 000,0

5,0

17 000,0

85 000,0

1.2. Achat petit matériel

 

 

 

238 500,0

 

 

238 500,0

. Pulvérisateur (amorti sur 3 ans)

Nombre

1,0

25 000,0

25 000,0

1,0

25 000,0

25 000,0

. Atomiseur (amorti sur 5 ans)

Nombre

1,0

90 000,0

90 000,0

1,0

90 000,0

90 000,0

. Arrosoirs plastic (Amorti 3 ans)

Nombre

12,0

4 000,0

48 000,0

12,0

4 000,0

48 000,0

. Daba

Nombre

10,0

2 500,0

25 000,0

10,0

2 500,0

25 000,0

. Machettes

Nombre

5,0

2 500,0

12 500,0

5,0

2 500,0

12 500,0

. Cordeau

Nombre

1,0

3 000,0

3 000,0

1,0

3 000,0

3 000,0

. Mètre-ruban (5 m) (amrt amorti en 2 ans)

Nombre

1,0

3 500,0

3 500,0

1,0

3 500,0

3 500,0

. Doseurs

Nombre

2,0

1 000,0

2 000,0

2,0

1 000,0

2 000,0

. Limes

Nombre

5,0

1 500,0

7 500,0

5,0

1 500,0

7 500,0

. ½ Fût

Nombre

1,0

10 000,0

10 000,0

1,0

10 000,0

10 000,0

. Seaux

Nombre

8,0

1 500,0

12 000,0

8,0

1 500,0

12 000,0

 

1.3. Emballages

 

 

 

125 000,0

 

 

125 000,0

. Filets

Nombre

500,0

250,0

125 000,0

500,0

250,0

125 000,0

1.4. Opérations culturales

 

 

 

694 000,0

 

 

527 500,0

. Nettoyage du site

Heures ou H.J

1,5

10 000,0

15 000,0

25,0

1 000,0

25 000,0

. Labour

Heures ou H.J

4,0

13 000,0

52 000,0

50,0

1 000,0

50 000,0

. Pulvérisage croisé

Heures ou H.J

2,0

12 000,0

24 000,0

 

 

 

. Planage

Heures ou H.J

1,0

8 000,0

8 000,0

 

 

 

. Confections planches ou   billons

Heures ou H.J

2,5

15 000,0

37 500,0

30,0

1 500,0

45 000,0

. Désinfection planches pépinières

H.J

0,5

2 000,0

1 000,0

0,5

2 000,0

1 000,0

. Epandage engrais et buttage

H.J

3,0

5 000,0

15 000,0

3,0

5 000,0

15 000,0

. Semis pépinière

H.J

2,5

10 000,0

25 000,0

2,5

10 000,0

25 000,0

. Construction ombrière

H.J

4,0

1 000,0

4 000,0

4,0

1 000,0

4 000,0

. Repiquage ou semis champ

H.J

8,0

3 000,0

24 000,0

8,0

3 000,0

24 000,0

. Irrigation

m3

5 000,0

80,0

400 000,0

5 000,0

50,0

250 000,0

. Traitements phyto

H.J

7,0

1 500,0

10 500,0

7,0

1 500,0

10 500,0

. Sarclage/binage

H.J

75,0

1 000,0

75 000,0

75,0

1 000,0

75 000,0

. Démariage pépinière

H.J

3,0

1 000,0

3 000,0

3,0

1 000,0

3 000,0

1.5.  Récolte et conditionnement

H.J

150,0

1 000,0

150 000,0

150,0

1 000,0

150 000,0

1.6. Transport  sur Achat  (5 % des achats)

F CFA

187 500

 

 

187 500

TOTAL CHARGES

 

2 631 900

 

 

2 465 400

II –  PRODUIT

 

 

 

 

 

 

 

       – Production moyenne

Kg

30 000,0

125,0

3 750 000,0

30 000,0

125,0

3 750 000,0

TOTAL PRODUIT

 

3 750 000,0

3 750 000,0

III – MARGE BRUTE

F CFA

1 118 100

1 284 600

 

 

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